80. 17 AOUT
De voiles et de nuit une ombre fut vêtue
Et son murmure lent, inaudible et sans fin,
Ainsi me tourmenta jusquà laube venue
Avant de sévanouir devant mes yeux défunts.Chaque soir je lespère ainsi que je la crains,
Comme on attend la mort en ne voulant périr.
Elle vient puis repart en laissant en mes mains
Un doute amer mêlant rêves et souvenirs.De voiles et de nuit, endormis ou lassés,
Mes yeux nont de mémoire et de leur amertume
Il ne reste plus guère aux regards du passé
Que la pâleur sans goût de léternelle brume.