73. 13 OCTOBRE, LE VICE DES PEINES

Que le noir destin rende à mon âme sa peine
Et que mon coeur expire une dernière fois
Pour que je puisse enfin d’une douleur sereine
Donner au mort désir la vigueur d’autrefois

Car si je n’aime plus, je me languis sans-cesse
Du poignard effilé et de sa lame tendre
Qui jadis éventrant les silences de messe
D’un cri lourd et plaintif ressuscitait les cendres.

Plutôt que ravaler un air empli de vide
Et de le rendre au ciel sans l’entendre partir
Mieux vaut cracher le sang de sa gorge putride
Et goûter à la vie en la voyant s’enfuir.