69. 22 AOUT, CONTRASTE

Au lac immobile d’étranges messagers...
De blancs oiseaux se découvrent sous le soleil
Plus noirs que les corbeaux qui nous viendront manger
Les yeux et tous les membre(s) au jour du grand sommeil.

Au lac immobile d’étranges mâts qui dansent...
Des arbres monochromes dans terre sombrent
Comme de vieux navires dans l’indifférence
Se laissent enfin vêtir des robes de l’ombre.

Au lac immobile de sa blanche lumière
L’astre nargue l’enfant et sa pâle lueur.
Il balaie de son feu tous les fruits de la terre
Et de la mort amie leur donne la couleur.