66. 31 JUILLET, AINSI FONT, FONT, FONT...

Aux immenses fourneaux des nécessités feintes
Entasse tes espoirs, toi mon frère inconnu.
Viens, traîne tes lambeaux et ravale tes craintes
Car plus rien n’a de sens et tu n’as pas vécu.

Marche frère sans hâte, tu sais où te mènent
Les chemins rocailleux de la pénible vie.
Ne dresse pas de tours en de vastes domaines
Car sur toutes les âme(s) il est en noir inscrit

Que tu peux brasser l’air, l’océan et la terre
A faire saigner tes mains jour et nuit sans repos
Mais que rien ne pourra t’épargner de l’enfer
Que te sera l’attent(e) de la paix du tombeau.