65. 14 JUILLET, EVEIL
Mon alcôve brisée de lances de lumière
Rappelle mon passé en mon corps endormi
Et l'éveil abhorré vient replanter le fer
Qu'avait dissimulé la rédemptrice nuit.Telle une grise chaîne enlaçant mon présent,
Le temps haineux me traîne et le triste cocher
Qui mène mon carross(e) n'a qu'a suivre le vent
Qui souffle vers la foss(e) de la mortalité.Le soleil me poignarde et sa laide clarté
De sa voix de bâtard(e) répète à tous mes sens
Que les murs grimaçants de l'avenir floué
Se dressent insolents devant mon espérance.