62. 12 JUILLET, ODE A LA NUIT
Les journées sans saveur en ma vie se succèdent
Et le cycle des heures reprend chaque matin
La danse habituelle du temps qui décède,
L'apparence nouvell(e) de l'antique chagrin.Je n'ai plus de mémoire et l'aube qui précède
Ne semble plus avoir quand tout en moi déteint
Que le peu de réel d'une femme trop laide
Qui de noire dentell(e) voile un visage éteint.Mon étrange douleur trouverait un remède
Si las de la rancoeur les cieux restaient enfin,
Où les amours trop belles à l'indécence cèdent,
Dans la nuit éternell(e) qui couvre les défunts.