59. 9 JUILLET, LES PAUMES, L'ESPOIR
ET LES SCOUBIDOUBIDOUS

Verts océans de leur nuage noble et froid
Esquissent un horizon noyé de mystère.
Brume d'avenir se fond en pluie d'effroi
Ou s'élève dans les cieux soudain plus légère.

Nul ne sait si le temps donnera l'un ou l'autre
Et l'attente peut-être ne sera qu'un répit
Car c'est une étrangèr(e) que Dieu a fait des nôtres
Et qui boit dans nos gorg(es) la saveur de la vie.

Quand je serai mourant et que je n'aurai vu
Que douleur et tourment sur ma longue existence
Je jetterai au vent l'amour que je n'ai eu
Et maudirai l'amant que me fut l'espérance.