58. 7 JUILLET, FETE
Je voudrais traîner comme ces femmes lubriques
Au long des rues sales ivres d'artifices,
Le corps grisé d'alcool et le regard cynique.
Comme elles je veux chanter le refrain du vice.Replonger chaque soir dans la senteur douceâtre,
Attendant qu'enfin lasse la mort me fauche.
Me lever au matin puis de nouveau m'abattre
Au sol hospitalier de la douce débauche.Les nuits de mon Espagne ont des goûts d'Amsterdam
Et le relent des vague(s) en la mer des soupirs
Enlève puis rejette aux sables de mon âme
Le cadavre trop sobre de mon souvenir.