53. 14 JUIN, DEMAIN
Que je voile mes yeux d'indifférence traître
Ma peine fleurit encore comme au jour premier.
M'enlacent les branche(s) et je ne vois que l'être
Qui m'avait l'âme enceinte de morosité.De regarder en face qui n'est que passé
Me traîne à un présent que l'on ne presse pas.
Si le temps peut faire rire des tristes années
Qu'il souffle sur le sable de mon lent trépas.Je n'en peux plus d'attendre que la sombre mémoire
Vienne couvrir le vide de ma longue errance.
Je ne suis plus enclin au tendre désespoir
Mais Dieu que le temps dure et qu'il se fait intense.