52. 13 JUIN, PRIERE

Comme l'on s'amuse dans les hauteurs célestes
De ces minables pions dans leur cirque de bois.
Ah, comme l'on rit leur destin funeste
Et de cet espoir stupide qu'ils nommaient foi.

Dieux des amours très pure(s) et des lumières saintes
Qui bénissez nos âmes délivrées du mal,
Nul ici n'a en vain fait reluire sa plainte
Et je veux vous voir jouir de mon ultime râle.

Sur son trône rassis le vieux mégalomane
S'invente des alliance(s) et des pactes sacrés.
Il fait l'ombre sur terre de sa main diaphane
Et nous appelle fils pour mieux nous crucifier.

Dieux des amours très pure(s) et des lumières saintes
Qui bénissez nos âmes délivrées du mal,
Nul ici n'a en vain fait reluire sa plainte
Et je veux vous voir jouir de mon ultime râle.

Qu'ils viennent me parler de leur miséricorde,
Tous ces prêcheurs de doute dans leurs robes blanches.
Je leur parlerai de celle que Dieu m'accorde
Et des fades églises qui ma douleur n'épanchent.

Dieux des ténèbres pure(s) ou des lumières feintes
Qui encensez nos âmes de vérités sales,
Nul ici n'a besoin de votre lâche étreinte
Et je veux voir crouler toutes vos cathédrales.