51. 7 JUIN, SOLEIL

Sereines eaux maussades du lac vieillissant
A la rive docile promènent leurs regrets.
Je suis comme ces vague(s) et leur déhanchement
Me berce d'insouciance et de sommeil défait.

Les roches incendiées sous mon corps se consument
Et la chaleur est plus fausse que mon sourire.
Passent les heures, seule me reste l'amertume
De la sinistre union de notre souvenir.

Le soleil a brûlé notre aigre communion
Mais dans l'ombre d'une église j'ai seul recherché
Le calme doucereux de l'ultime pardon,
Absent comme ce Dieu dont elle avait parlé.

Mes prières sont vide(s) et je suis plein d'ivresse
Car j'ai vécu de vent et peut-être demain
Je rirai d'un dément épris d'une déesse
Qui n'a su faire le deuil de son amour défunt.