49. 26 MAI 1994, LA PLUME DE L'AUTRE
S'il est en cette terre l'ébauche d'un Dieu,
Je veux que l'on m'enterre sans croix ni tombeau.
Si la faute est toute mienne ayant crevé ces yeux,
Je veux que l'on m'enterre sans nom ni drapeau.S'il ne peut être un temps où la passion pardonne,
Je veux que l'on recouvre de pierres mon sang.
S'il faut mourir cent ans pour que les cloches sonnent.
Je veux qu'on le recouvr(e) sans attendre un instant.Si la mort me refus(e) que la terre m'invite,
Je veux sentir les vers embrassant mon cadavre.
Si j'ai tout procréé de mes amours maudites,
Je veux sentir le fer qui ma déesse navre.