47. HEURTS

Heures de vide aux orages froides,
Heures de vide en hommage fade.

Aux temps des pluies que le vent dessèche,
Au temps débris que le vent déporte.
Autant d'amis qui le sang vous lèchent,
Autant de vies trop denses, mortes.

Heures de vide aux orages froides,
Heures de vide en hommage fade.

Au temps démis de sa loge royale,
Au temps rassis dans ma gorge déteinte.
Autant d'amis et d'éloges bancales,
Autant de vies et de toges défuntes.