39. SYNDROME

Cendrillon en ton gracieux carrosse d’ébène
N’es plus que la mémoire de tes tendres orgies.
Les semblants de jour, où le destin me déveine
Je voudrais qu’en mon sang il puisse vivre aussi.

Je le vois plus beau et bien plus doux que ma reine
Ce mal qui pardonne et offre de tout l’oubli,
Qui en souvenir change l’encre de la peine
Etouffant la force comme la fausse envie.

Si le corps au long de peu d’années décrépit,
L’âme longtemps dans l'éternité se décharne
Et le mal funeste qui ma vue atrophie
De jour comme de nuit sur mon être s’acharne.