22. BANQUET
Le silence est mon or, j'expose ma fortune
Sur les marches vétustes de mes palais de sable.Il n'est plus que la mer qu'à ces heures j'importune
Et mes arches fragil(es) ne sont qu'autant de fables.
Que le temps lentement étale sur les dunes
Alors que j'invite, du regard, à ma table
Le vent miséreux, le ciel et la morte lune
Dont les mornes teintes vernissent mon retable.