21. LE GRAND JEU
Dans le jeu des lumières et des voiles
Amer, je perce l'air d'un souffle cru.Le vent à travers ma gorge déporte
Des pleins wagons d'années aux portes closes.
La chaîne s'allonge de mes heures mortes
Et mon âme damnée aux portes cause
De ces illusions que le temps avorte
De sa lame damnée sur la peau rose.La terre à ses pieds rappelle ses chiens
Et ils rentrent tous à la niche en poussière.
Esclave du temps qu'un jour j'ai cru mien,
Epuisé, je roule ma propre pierre
Et déjà je sens au dos de ma main
La calme brise qui emporte ma chair.Dans le jeu des lumières et des voiles
Je sens l'air m'embaumer d'un souffle cru.