20. CREPUSCULE
Puisque c'est dans la nuit que s'effacent les ombres,
Je l'attends chaque soir pour vomir mes années.Quand la lumièr(e) décède sur son lit doré,
Je regarde ses rest(es) évanouis dans l'été.
Je la vois, alors libre, se diffuser
Au-delà des monts et des arbres des vallées.De sa chaleur mourante elle semble m'appeler
Mais déjà fait la nuit le voeu de l'emporter.
Sa marche écrasante se hâte de fermer
Les fleurs que dernières elle n'a pas su faner.Quand les clairs champs s'éteignent et semblent se vider
Des vivantes couleurs que l'astre avait données,
Je retombe vieilli et la douce pénombre
Couvre tous les hommages que je rends à ma tombe.