19. L'AUTRE COTE

Les journées s'entassent, se fondent et se nourrissent
De ma chair, de mon sang, de mes maudites larmes.

Leur ombre pèse mais la vie est un supplice
Que l'on ne peut aimer qu'ayant baissé les armes.

Alors, l'espoir aidant, je me laisse emporter
Vers des cieux plus cléments où je peux reposer.

Où le temps n'est plus ni un Dieu ni même un maître
Où je peux, à mon aise, sécher et vieillir,

Car nul en cet endroit ne m'a jamais fait naître
Et ne m'y laissera de souffrance mourir.