13. LE FROID
Dans les grandes profondeurs, les âmes noyées
Goûtent le plaisir du rêv(e), ailes déployées,
Mais que leur chant remonte baiser la surface
Et ils seront à jamais hôtes de la glace.Le froid par-dessus les vague(s) étale son voile,
Asséchant de caresses les sources du mal.
Il brise l'élan de mes folles espérances
Et prévient les maux de ma pénible existence.
Son souffle gèle les plaies des heures ternies
Et vante sans y croire les vertus de l'oubli.A l'instant où prend fin le règne du soleil,
Je goûte à la mort au bras pesant du sommeil