6. ARTIFICES

Mes yeux brillent à la flamme claire du soleil,
Paillettes brillent au feu d'un soleil artificiel.
Lune est-elle noire, quand à la nuit la cité s’égare et s’anime?
Lunettes noires ternissent ma nuit de leurs regards anonymes.
Quand à l’aurore je sommeille en mon havre, ma vie sans remords est joie.
Quand à la nuit s'éveille le cadavre, la vie s'endort dans d'autres bras.
La liesse sous les mats et la cuite quotidienne effacent les blessures
Elle laisse sous les pas de sa fuite quotidienne, à ma face l’injure.

La jeunesse est un songe au parfum de passion,
La jeunesse est un mensonge au parfum d'illusion
Et celle qu’on fiance semble n'être que rêve d'avenir,
Et la confiance semble n'être que lointain souvenir.
Prospèrent sans crainte les âmes pudiques,
Prospèrent sans crainte les amours publiques.
La sainte éthique préserve du partage, l’amour est un privilège,
Le synthétique préserve du partage, la mort est un privilège.