5. LES VENTS

Quand, par-delà les monts aux roches éternelles
Retentira l'écho de l'oraison mortelle
Que sans nul regret j'oublierai mon doux berceau,
Le temps sera vice et le sentiment fardeau.

Quand le mal de ses branch(es) aura enceint mon âme
Marquant tout mon être de ses rameaux en flammes
Que ses tendres racin(es) auront bu ma douleur
Le temps sera vice et l'amour sans vainqueur.

Quand voleront mes cendres dans le vent d'été
Embrasant la terre, les ailes écartelées
Qu’envahira leur senteur ton corps tout entier
Le temps sera pêché et ses enfants brûlés.