4. ORNEMENTS
Misérable vainqueur des combats de la chair,
Comme le vieillard de cette vie écoeuré,
Je pavane en ces lieux mon ombre solitaire,
Vidant de mes plaies le sang qui trop a séché.Lentement je ravive mes mortes passions
De sourires forcés à regards détournés
Mais je suis éteint et mon coeur moribond
Quand la distance d'ennui se laisse teinter.
Je vogue sur un navire privé de voiles
Car pour une bannière j'ai volé leur toile.
Que flottent les drapeaux insolents de l'amour
Aux mâts brisés de l'Arche de mon dernier jour.