3. LEGLISE
Prêtre de néant, niant ma propre religion.
Je peins de mon sang d'inutiles fresques sur les murs d'une église dont les poutres,
à chaque instant, m'embourbent et m'ensevelissent.En cette terre, je disparais peu à peu sous le poids d'une sépulture
dont la pierre est mon oeuvre.
« Jacques, tu n'es pas Jean et sur ton Eglise je bâtirai ta pierre. »
Aujourd'hui encore ma Bible sur ces mots s'éteint.
Etalant ses pages blanches comme autant de défis à ma plume,
Encore, elle boit, lasse, l'encre que jadis j'ai versée.Mais la poussière déjà mon visage caresse et ma Bible déchire de ses lames acérées, alors que tout mon être se fond dans le minéral sacré.